« Tel un éléphant dans un magasin de porcelaine. » L’image est saisissante et amusante. Du mois, tant que l’on n’est pas le propriétaire de la boutique ni l’assureur du pachyderme.

Ce sujet, digne de Jean de Lafontaine, est et restera toujours un sujet contemporain. Nombreuses sont les situations où l’on doit mettre à proximité immédiate un objet très fragile et des personnes plus ou moins soigneuses.

Ce peut être le cas, par exemples, d’objets fragiles sur des lieux de vente, ou d’exposition. Imaginons un lieu de vente, tel les grands magasins parisiens où se pressent des foules de clients frénétiquement pressés d’acheter.  La cohue dans les allées encombrées des surfaces de vente peut être génératrice de casse involontaire. La manipulation des objets présentés également peut générer des dégâts : il est si facile qu’un objet s’échappe des mains lorsqu’on le saisie ou lorsque le vendeur le tend à un client.

Ce risque peut être contenu par des mousses de calage. Ces mousses, aux densités et couleurs variées, sont découpées précisément à la forme et aux dimensions de ces objets précieux, leur permettant ainsi d’être déposés – ou reposés – en minimisant les risques de chute intempestives.

Mieux, ces mousses de calage peuvent devenir un moyen de mise en avant. La créativité artistique des professionnels du design et du packaging est sans limite. D’une contrainte, ils arrivent à faire un objet d’art ou tout au moins un moyen de mettre en valeur astucieusement les objets exposés.

C’est particulièrement vrai pour quelques objets fragiles usuels : la vaisselle fine, la cristallerie, la parfumerie, les vins fins et les spiritueux.

Qui n’a pas été ébloui par les écrins de certains flacons de Cognac ? Ce sont de purs objets d’arts, mais qui sont aussi un moyen fort génial de sécuriser le transport et la manipulation de ces eaux-de-vie.

Quant on fait la part du commerce asiatique, et particulièrement chinois – dans cette activité, on comprend aisément qu’opter pour des mousses de calage est plus qu’indispensable.

Mais il est d’autres secteurs où les mousses de calage sont extrêmement utilisées pour transporter des objets précieux. Les secteurs de la santé, de la pharmacie, de la biologie également consomment de nombreuses mousses de calages pour leur conditionnement et leur transport. Cela permet aussi de contrôler que tous les équipements ont été utilisés ou récupérés (selon leur usage, les mousses de calage doivent revenir vides ou au contraire parfaitement pleines).

Il faut dire que les avantages sont nombreux : un prix de revient très raisonnable, une adaptation infinie aux formes souhaitées, un grand choix de matériaux, de couleurs. Des délais de production confortables (car produits en France, du moins pour certains fournisseurs de mousses de calage).

Ce n’est pas une habitude nouvelle et les amateurs trouveront chez les antiquaires des mallettes médicales où chaque objet a son emplacement précisément sculpté dans la matière.

Ce que les mousses de calages contemporaines ont apportés, c’est la légèreté, la possibilité de découpes complexes et l’aspect « rétention », c’est-à-dire que la mousse peut servir à tenir la pièce tant elle est précisément ajustée, ce qui était plus difficile à obtenir avec les matériaux antérieurs.

Pratiques, économiques, modulables, les mousses de calage n’ont pas fini de rendre de nombreux services pour transporter et présenter des pièces à haute valeur ajoutée.